Animal Studies

Culturally and symbolically used as a medium for man (both as a means and a mediator of meaning), the animal has often not to say always been rejected in a position of otherness defining human culture and ensuring its perennial character.

Just as God, through the mediation of the Bible, symbolized and prescribed particular cultural practices and meanings, I propose that we can equally find such originary clues to our cultural specificity in the historical relation between man and animal (taking the form of an agreement similar to the one made between Noah and God in the Book of Genesis).

I want to examine the nature of this agreement, made through rejection as much as symbiosis and co-development, with a few biographical and ecological examples taken from the history of biology and political economy.

Depuis ses premières sédentarités, l’homme vit entouré d’une compagnie animalière dont on l’imagine mal pouvoir se défaire. Qu’il s’agisse de manger (animaux d’élevage), d’apprendre (animaux de laboratoire), de se divertir (animaux de montre) ou encore de se consoler (animaux de compagnie), l’humanité se trouve imbriquée au cœur d’un dispositif organique des plus antiques.

Mon projet de recherche s’intéresse ainsi au vivant animal transformé, à ces singularités mutagènes (biologiques et culturelles) inscrites au coeur de communautés humanimales.

En reprenant à mon compte le mythe de l’Arche, la figure de Noé et la responsabilité de ses bêtes, je me demande à quoi pourrait bien ressembler l’embarcation eschatologique à une époque où l’humanité ne semble plus pouvoir se dissocier de domesticités. À l’heure, historiquement marquée, où nos savoirs techniques et scientifiques s’essayent à la manipulation débridée du code, ce ressort génétique universel qui fait du vivant animal une réalité moléculaire bien particulière, quel visage donner à l’antique embarcation biblique ?

Désormais, l’humain et l’animal ne partagent plus seulement un dehors, un environnement et une écologie mais bien aussi, et peut-être surtout, un dedans, une intériorité et une ontologie. Entre ce dedans et ce dehors, une frontière médiatique s’ébauche tandis que s’y déploie un véritable potentiel de transformations silencieuses.

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