Beastness ?

This is the name I gave to the evolution of the relationship’s economy, bonding humans and animals since the dawn of time to the present day.

Beastness is a play on words referring primarily to animal trade (business). It is also the contraction of “fitness” (in a biological sense) and “beast”.

As we all know, trading is not just about money but also about desire, projection, affects and meanings. In French the word commerce used to be employed for friendships and love affairs. Being in relationship with, whether it is complicated or not, always involves more than just self oriented interests. It speaks for the self and the civilisation. Here nature and culture together are articulating thoughts and actions.

Forged to be operational, this concept might help describe our contemporary way to deal with otherness. The way we are trading animals tells a lot about the way we are treating ourselves.

If animals’ lives are changing, so are ours.

 

Les transformations animales, qu’elles soient subies ou encouragées, ne vont pas sans modifier organismes, cultures et représentations. Ainsi s’articulent bios, ethos et logos, s’ébauchent gueules et visages. De ces expérimentations grandeur nature jailliront de puissantes civilisations faisant de la question domestique un axe névralgique du développement des sociétés modernes et de leurs explosions.

Le concept de Beastness s’attache précisément à cet étrange commerce de bestialités. Il fait bien sûr référence à ces importants flux monétaires chaque année (re)investis dans une économie animale pas toujours reluisante, à ces vies qui, depuis des millénaires, ce sont usées le long des flancs domestiques, à ces efforts colossaux nourris par des générations et des générations animales.

Mais dire Beastness c’est aussi intégrer toute une économie affective où la vie partagée des hommes et des bêtes ne va pas sans moduler biologies, reproductions, comportements, cultures, mythologies, religions et sacrifices, bref où la cohabitation humanimale transpire l’agrégation bio-politique de liens hybrides.

C’est enfin ne jamais oublier le travail de fond d’une sélection artificielle draconienne, cette manie exigeante d’une chasse aux traits domestiques qui, consciemment et non, favorise ici et là d’étranges formes de vie.

Ressorts mutagènes, donc.

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